J'arrete
Je ne suis plus candidat
J'ai voulu remuer la merde politique dans laquelle on est, je n'en supporte plus l'odeur.
J'ai voulu m'amuser et amuser les autres dans une période d'une très grande tristesse et d'un grand sérieux. C'est le serieux qui vient de gagner. Eh bien, tant pis. Des gens seront decus, je le suis aussi.
Je suis decu de mes droits civiques. J'arrete parce que je ne peut pas aller plus loin.
J'avais proposer aux petits candidats de me rejoindre pour qu'ensemble nous soyons assez forts, et que nous puissions aller jusqu'au bout. Trop peu ont repondu pour que sa m'encourage a continuer. Les maires se degonflent : la censure ! Les menaces ! Je rencontre beaucoup de journalistes qui voudraient m'aider, mais ils n'en ont pas les moyens, parce que leurs chefs bloquent tout. Aujourd'hui je me demande comment j'ai pu croire que ma candidature ferait rire les médias et les hommes politiques... Mais quand les uns font bloc et les autres font silence, ils créent un gros trou entre le public et le candidat. Si j'avais fait 2% dans les sondages, on aurait trouvé sa rigolo, mais 10%, c'était trop !
Déjà la police fait un dossier sur moi dans le but d'interdire ma candidature au dernier moment, tout ça est trop "sérieux" pour moi. Je ne parle pas des menaces de mort et autres marques d'affection que l'on m'a fait l'honneur de m'adresser.
Messieurs les hommes politiques de métier, j'avais mis le nez dans le trou de votre cul, je ne vois pas l'intérêt de l'y laisser. Amusez vous bien, mais sans moi.
Extrême droite : a bon entendeur, salaud !
La droite vend des promesses et ne les tient pas, la gauche vend de l'espoir et le brise.
Je voudrai rassurer les peuples qui meurent de faim : ici on mange pour vous.
Je pense que les pauvres sont indispensables à la société, à condition qu'ils le restent.
Y a quand même moins d'étrangers que de racistes en France, je prefere m'engueuler avec les moins nombreux.
Ce serait raciste de penser que les étrangers n'ont pas le droit d'être cons.
Fonctionnaires : évitez de dormir trop tard le matin, vous ne saurait plus quoi faire l'après midi.
COLUCHE, Pensées et anecdotes, 1999